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Léonard Laborie
Maison des Sciences de la Communication du CNRS
Projet ANR ResenDem
20, rue Berbier du Mets
75013 Paris

+33(0)158521714

Institutions partenaires

  • UMR Irice 8138 (Identités Relations internationales et Civilisations de l'Europe)
  • LCP (Laboratoire Communication et Politique)
  • UMR Triangle 5206 (Action, discours, pensée politique et économique)
  • CEMMC (Centre d'études des mondes moderne et contemporain de l'université Bordeaux 3)

Le projet

Vue d’ensemble du projet

Par Léonard Laborie - 3 mai 2010

Le projet Resendem est financé par l’ANR (décision n°ANR-09-SSOC-036-01). Il associe quatre partenaires : l’UMR Irice (P. Griset, coordinateur), le CEMMC de l’Université Bordeaux 3 (C. Bouneau), l’UMR Triangle (G. Pollet) et le Laboratoire Communication et Politique (I. Veyrat-Masson).

Le projet Resendem entend reconsidérer l’histoire de trois secteurs — téléphonie, énergie électrique et automobile — dans la longue durée, à partir de nouveaux questionnements, construits en s’appuyant sur les avancées récentes de la sociologie des sciences et des techniques. Les problématiques issues des réflexions sur la « démocratie technique », bien évidemment discutées et croisées à des approches complémentaires, paraissent en effet opératoires pour, comme y invitait l’appel à projet, « déplacer les regards et les approches » à partir d’acquis que les équipes mobilisées ont partiellement contribué à construire.
Nous nous appuierons sur le terme de « démocratie technique » pour le placer en résonance avec des pratiques antérieures à l’élaboration de ce concept, dans des domaines caractérisés par la complexité technique, la lourdeur des choix et les effets fréquents de black box qui semblent exclure a priori toute possibilité de véritable débat démocratique. Il ne s’agira bien évidemment pas de rechercher de manière artificielle la « démocratie technique » avant la « démocratie technique », mais de formuler des questions qui, sans anachronisme, permettront d’identifier et d’analyser des pratiques jusqu’à présent peu, ou pas, prises en compte dans l’historiographie et dont nous soupçonnons qu’elles furent vigoureuses et, peut-être parfois, déterminantes dans l’inscription de ces réseaux dans les territoires, les pratiques et les ambitions nationales. Ces individus regroupés au sein d’organisation de statuts et de formes divers seront dénommés dans notre recherche « groupes impliqués ».

L’étude portera de manière spécifique sur les organisations qui se sont construites autour du processus d’innovation, qu’elles réunissent des usagers ou bien des concepteurs d’innovation (individus ou personnes morales réunies en organisations collectives). Ces organisations forment ce que nous dénommerons des « groupes impliqués » dont l’histoire éclairera sous un angle nouveau la question cruciale de l’articulation des grands systèmes techniques à la démocratie. Le choix de ce terme ne s’inscrit pas dans une logique de modélisation ou de théorisation. Il est destiné à faire converger la recherche autour d’une catégorie d’acteurs dans sa phase empirique. Elle s’appuie, sans les recouper exactement, sur les notions de « groupes concernés », de « stakeholders » ou bien encore de porteurs d’enjeux qui ne pouvant être directement transcrites dans la longue durée sont collectivement convoquées pour mettre à jour, cerner et analyser des groupes d’individus et de personnes morales
organisés pour agir dans le cadre d’une co-construction des grand systèmes techniques.

Téléphone, électricité, automobile : ces réseaux ont chacun leurs spécificités techniques. Leur évolution n’a pas été synchrone. Il reste qu’ils sont traversés par des enjeux communs dès lors que l’on s’interroge sur la part de pouvoir des usagers/consommateurs dans leur gestion. Les enjeux communicationnels seront par ailleurs questionnés de manière continue. On abordera ainsi les processus internes de mobilisation des membres et en amont au recrutement. Il conviendra de distinguer pour cette approche, les organisations orientées spécifiquement vers tel ou tel domaine et celles dont l’action était structurée en fonction d’objectifs plus larges. Les modes de revendication pour l’accès aux nouvelles technologies seront examinés. Quel relais permettait la presse et quel type de
presse ?

Chaque réseau sera étudié en fonction de sa périodisation propre, mais en suivant trois étapes thématiques communes :
1/ composition et formes d’organisation des groupes impliqués ;
2/ stratégies d’action et de communication collectives mises en place par ces groupes ;
3/ grands sujets de débats et part des groupes impliqués dans la façon dont ils furent tranchés.



Pour citer cet article : https://www.msha.fr/resendem/spip.php?article20
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