Si l’intérêt déjà manifesté par les institutions universitaires et par les chercheurs pour le programme Protée-U devait se confirmer sur une plus large échelle, amenant le développement d’une communauté Protée-U rassemblant chercheurs et acteurs impliqués dans le pilotage des restructurations universitaires, des tensions pourraient survenir entre chercheurs et équipes de direction universitaires :

  • D’un côté, des situations de changement complexe parfois très sensibles, où les acteurs aux prises avec le pilotage "marchent sur des œufs" et doivent mesurer chacune de leurs paroles et de leurs actions. Ces situations complexes peuvent les rendre difficiles à appréhender pour des personnes extérieures.  L'activité de recherche sur le terrain, ou la publication d’analyses, peut alors venir provoquer des « remous » et avoir des conséquences rendant plus difficiles encore le pilotage du changement.
  • D'un autre côté des chercheurs dont l'indépendance de regard et d'esprit participe à la qualité des résultats qu'ils pourront in fine obtenir.

Également source d'inquiétude potentielle pour les équipes de direction d'université, l'afflux possible de requêtes d'accès au terrain, parfois redondantes, dans des contextes où les personnels impliqués dans la fusion sont déjà en surcharge, et qui pourrait induire des tensions avec certains acteurs et provoquer un rejet des actions menées dans le cadre des changements en cours et donc de Protée-U.

Plus le nombre de chercheurs du réseau s'accroîtra, plus ce risque de tensions deviendra saillant. Il s'agit donc d'anticiper autant que possible pour adopter des modalités de recherche qui favorisent une relation de confiance entre chercheurs Protée-U et acteurs impliqués dans le pilotage des restructurations universitaires.

Trois dispositions vont répondre à ce besoin :

  • Une labellisation des projets de recherche conçue et mise en œuvre par le comité scientifique, qui permettra de déployer un cahier des charges consenti par les chercheurs et les équipes de direction des universités objets d’étude.
  • L’élaboration d’une charte du chercheur Protée-U, dont la signature sera un pré-requis à l’enclenchement de travaux de recherche dans le cadre du programme Protée-U.
  • Un travail de coordination et de mise en interaction par une « équipe-support » du réseau des différents chercheurs engagés sur le terrain, pour faciliter au maximum les mutualisations possibles dans les enquêtes de terrain et ce faisant l’alléger de la charge éventuellement induite par celles-ci sur les personnels des universités objets d’étude.

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