Les participants ont commencé par reconnaitre l’existence de très nombreux travaux portant sur la question des liens entre Universités et Territoires. On relèvera parmi eux, ceux traitant des systèmes locaux/régionaux d’enseignement supérieur ou encore sur les écosystèmes régionaux d’innovation. D’autres travaux ont par ailleurs analysé la place des collectivités territoriales dans la production et le financement des politiques ESR.

Les participants se sont donc efforcés de proposer des sujets et thématiques pour lesquels ils leur apparaissaient que les processus de « changement », notamment à travers les regroupements et les fusions à l’œuvre invitaient à un regard neuf ou inédit.

  • La synthèse sera décomposée selon les deux grands blocs de questionnements abordés durant l’atelier. Nous détaillerons également l’ensemble des questions qui y sont liées. Un premier bloc concernant la place des collectivités territoriales dans les processus de fusion ou de regroupement et les effets de ces changements dans leurs politiques ESR :

    • Comment les collectivités, notamment les Régions, se positionnent-elles dans les regroupements engagés ?
    • Quel est l’impact sur la stratégie (s’il y en a une) en matière d’ESR (SRESRI) ? Quelle place pour la Région dans la mise en place des cartes de formation ? Quelles tensions avec les décideurs et personnels universitaires ? Quels impacts sur les étudiants depuis leur entrée dans l’enseignement supérieur et jusqu’à leur insertion professionnelle ? Quels effets territoriaux induits ?
    • Quelles articulations entre fusions des Régions et regroupements des universités ? Quelle analyse en tirer ? De la même manière, quelle place pour les métropoles dans les politiques ESR ?
  • Un second bloc portant sur les enjeux pour l’université à continuer à se déployer territorialement. De fait, ces questions renvoient également aux spécificités de l’exercice des missions de l’université hors métropole :

    • Comment la recherche s’organise dans les villes moyennes et les « petits territoires scientifiques », là où, a priori, il n’y a pas de recherche ? Quels effets des fusions sur cette recherche en antenne ? site secondaire ?
    • Quels effets de ces mêmes fusions/(re)concentrations sur des objets universitaires très territorialisés (les IUT) ? Analyser également les fusions d’IUT.
    • Aller plus loin dans l’analyse et la description des effets induits de la présence universitaire en antenne, site secondaire (effets sur le développement économique et l’emploi, l’attractivité territoriale, …) ? A mettre en regard des coûts de ces antennes/sites secondaires.
    • Les SHS présentent-elles des spécificités vis-à-vis des autres disciplines dans le cadre des changements à l’œuvre ? Ont-elles un rapport au(x) territoire(s) différent (notamment du fait de leur relative indépendance vis-à-vis de grands équipements) ?
    • Peut-on identifier des messages/sollicitations d’un ensemble d’acteurs divers dans des territoires où l’université n’est pas implantée physiquement ? Comment l’université répond-elle en retour à ce type de sollicitation ? De nouvelles modalités de territorialisation de l’université sont-elles identifiables ?
    • Comment considérer les stratégies individuelles dans la relation au(x) territoire(s) et comment également en pas négliger les contraintes que font peser sur les (enseignants)-chercheurs l’exercice de leur métier hors métropoles et grands sites ?

En parallèle de ces différents blocs de questions, un des participants propose une entrée analytique de modélisation des trajectoires universitaires liées à ces recompositions et à essayer de percevoir les effets inattendus et conséquences non-intentionnelles de ces processus au niveau territorial.

> Retour à la rubrique Actualités