Fernand Daguin (1889-1948)

« Fernand Daguin est né le 19 février 1889, à Bayonne. Son grand-père était Professeur de physique à la Faculté des Sciences de Toulouse, et son père, Professeur de physique, chimie et sciences naturelles au lycée de Bayonne. « (p. 11)

Il fit ses études à Bayonne avant de les poursuivre à la Faculté des Sciences de Toulouse. « En 1912, il obtint le grade de licencié ès sciences et devint aide-préparateur de M. Jacob, Professeur de géologie. En 1914, il est reçu à l’agrégation des Sciences naturelles.

Nommé Professeur de Sciences naturelles, il enseigne, au gré des nominations et de l’avancement, dans les lycées de Lorient, Quimper, Pau et Montpellier. Mais son père et M. Jacob l’avaient si profondément orienté vers la Géologie que Fernand Daguin se spécialisa définitivement dans cette branche des Sciences naturelles, en devenant, en 1921, l’assistant de M. Blayac, Professeur de Géologie à la Faculté des Sciences  de Montpellier. »(p. 11)

« Chargé de deux missions successives par le Service de la Carte géologique du Maroc, au printemps et à l’automne de 1922, Fernand Daguin passe ensuite deux années à ce service en qualité de géologue. Il explora particulièrement la région qui s’étend du Rif au sud du Zehoum. Il rapporta de nombreux documents qui, en 1927, lui permirent de soutenir, en Sorbonne, sa thèse de doctorat ès sciences naturelles, intitulée: Contribution à l’étude géologique de la région prérifaine  (Maroc occidental), et de dresser une carte provisoire de la région prérifaine, au Nord de Meknès et de Fez.Ce mémoire valut à Fernand Daguin le Prix Raulin de l’Académie des Sciences et le Prix Fontannes de la Société géologique de France. »(p. 12)

« Chargé de cours à la Faculté des Sciences de Bordeaux, le 23 mai 1928, Fernand Daguin devint Professeur titulaire de géologie le 8 août 1929. » (p. 12)

Il forme beaucoup de géologues et complète les collections et la bibliothèque de son laboratoire qui s’équipa grâce à lui d’un matériel performant composé « de nombreux microscopes modernes, d’un tour à meuler et d’une machine à scier les roches, d’un appareillage de photographie qui servit à illustrer plusieurs publications. » (p. 13)

En 1944, il est nommé Membre du Conseil de l’Université. En 1943 il fut élu membre de l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Bordeaux et en 1947, il fut fait Chevalier de la Légion d’Honneur et présida, la même année, à Biarritz, la section de géologie du Congrès de l’Association française pour l’Avancement des Sciences. A l’époque son étude du le Bassin d’Aquitaine est très novateur.

« En 1946, en revenant du Congrès du pétrole, à Saint-Gaudens, un grave accident d’automobile, dans lequel un de ses compagnons avait trouvé la mort, l’avait laissé invalide pendant plusieurs mois. Il était complètement rétabli quand il fut désigné pour présider les examens du Baccalauréat aux Antilles et en Guyane. » (p. 17)

Il disparaît en mer à son retour le 31 juillet 1948 lors de la catastrophe du Latécoère 631.

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