Saint-Antoine, faites qu’on ait la télé !

Ecrivain

Marie-Luce Cazamayou est professeur de français. Ses romans, recueils de nouvelles et livres de contes pour enfants ont été publiés chez différents éditeurs français et belges. Ses publications dans la collection Beaux Livres sur le foie gras et sur le vin de Madiran ont été salués par la critique et restent des références. Elle collabore à divers magazines régionaux et avec les Ateliers de Création de Radio France. Elle est membre de l’Académie de Béarn depuis 2001, vit et travaille aujourd’hui à Bayonne. En préparation, un roman dans le cadre de la construction de la voie ferrée en haute Vallée d’Aspe… Source Les éditions Déclics.

Description

Récit autobiographique de Marie-Luce Cazamayou, publié en 1985, Ipadour, Pau. Elle reçut le Premier prix de littérature du Conseil général des Pyrénées-atlantiques et l’ouvrage fut réédité en 1994 chez J&D Editions avec un texte La saison des canards. L’auteur raconte son enfance béarnaise dans les années 1950-1960. A travers le journal d’une petite fille, nous sommes transportés dans un petit village du Béarn, où peu à peu l’influence du curé est remplacée par celle de la petite boutique à rêves : la télévision.

Notice bibliographique

Type : texte imprime, monographie
Auteur(s) : Cazamayou, Marie-Luce  
Titre(s) : Saint-Antoine faites qu’on ait la télé… [Texte imprimé] ; suivi de La saison des canards / Marie-Luce Cazamayou
Publication : [Biarritz] : J. et D., 1994
Impression : 64-Biarritz : Société atlantique d’impr.
Description matérielle : 213 p. : couv. ill. ; 24 cm
Numéros : ISBN 2-84127-024-8 (erroné) (br.) : 95 F

Extrait

Chapitre II : L’aspirateur-traîneau p. 27

On savait exactement comment la fête des mères devait se préparer et se dérouler. Longtemps à l’avance, à l’école, nous les plus grandes, brodions avec des fils DMC de toutes les couleurs des napperons au point de croix ou au point de tige. Quand ils étaient finis, Mademoiselle, l’institutrice, les lavait, les amidonnait et les repassait, puis on les enveloppait, entre deux morceaux de carton découpés pour que les napperons ne cassent pas, dans du papier de soie blanc, ce qui rendait nos cadeaux précieux comme le Saint-Sacrement !

Les derniers après-midi avant la fête, on aidait les plus petits à démouler et à peindre les cendriers en plâtre qui laissaient plus tard leurs traces blanches sur les vieux meubles des maisons de chez nous. On assistait aussi les moyens ou les garçons qui avaient entrepris d’offrir un sous-verre et qui avaient beaucoup de mal à tenir parfaitement joints et « en face » le carton de derrière, la reproduction des danseuses de Renoir et le verre un peu épais, afin de placer à cheval le scotch rouge de l’encadrement.