Louis XI de Jules Zeller

Description

Lieu de conservation
ESPE d’Aquitaine, Pau, Centre de documentation Félix Pécaut.

Jules Zeller (1820-1900) est un historien français. Il obtient en 1844 l’agrégation et son premier poste au lycée de Bordeaux, puis il exerça à Rennes et à Strasbourg. Il obtient un doctorat ès lettres en 1849 qui lui ouvre la voie de l’enseignement supérieur. Il enseigne successivement à la Sorbonne, puis à l’Ecole normale supérieure et à l’Ecole polytechnique. Il devient ensuite inspecteur général de l’enseignement supérieur de 1876 à 1888 et recteur de l’Académie de Strasbourg. Il est le beau-père de l’historien médiéviste Achille Luchaire qui fut professeur d’histoire au lycée de Pau puis au lycée et à la faculté des lettres de Bordeaux.

Jules Zeller a beaucoup écrit, notamment, comme cela se faisait à l’époque, des biographies : Pie IX et Victor-Emmanuel (1879), François Ier (1882), Henri IV (1882), Louis XI (1884). On remarquera dans les extraits présentés l’art de décrire le passé par rapport à une situation présente.

Notice bibliographique

Auteur(s) : Zeller, Jules (1820-1900)
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Titre(s) : Louis XI [Texte imprimé], par Jules Zeller,…
Publication : Paris : Hachette, 1884
Description matérielle : In-16

Note(s) : Bibliothèque des écoles et des familles

Sujet(s) : France (1461-1483, Louis XI)

BNF Notice n° : FRBNF34022466

Extrait

Etudier était alors très difficile ; point de bibliothèques publiques, à peine des livres ; l’imprimerie naissait, l’enseignement était tout oral. On allait entendre les maîtres ; on s’enfermait avec eux dans une chambre où ils répétaient vingt fois la même leçon. […]
Un chroniqueur du temps nous assure qu’il n’y avait pas un collège, une école, en face de laquelle ne se trouvât quelque taverne, tanière ou tripot mal famé. Dans quelques maisons même, un maître ès arts enseignait au premier étage la logique au-dessus d’une taverne ou d’un lieu de rendez-vous qui occupait le rez-de-chaussée. ;  et l’on arrivait pas toujours au premier sans avoir en route perdu sa raison.
Quelque étudiant, plus heureux, avait-il obtenu du maître une paire de feuillets de livres, ou écrit quelques notes pour méditer sa parole,  il allait les lire chez lui, à la lumière, lorsqu’il y en avait. L’un d’entre eux, à la fois marmiton et sonneur de cloches et ayant la liberté d’aller à Notre-Dame, avait obtenu la faveur de monter aux tours, afin de se trouver, disait-il, plus près de la lune et pouvoir étudier le soir.
L’entretien, la nourriture, la vie étaient encore plus difficiles pour les étudiants pauvres, à qui ne suffisaient point la soupe, le poisson, le vin aigre livrés gratuitement ou à bon compte par les couvents.
Chapitre IX L’Université de Paris ; les étudiants. François Villon ; ses poésies parisiennes, p.97-98.