Réfectoire

Ecole Normale de filles de Caudéran

Description

Le réfectoire se trouvait au rez-de-chaussée du château et les fenêtres donnaient sur l’école annexe.

Références

Auteur
Panajou
Lieu de conservation
Archives de l’Ecole Normale de Caudéran
Date
fin XIXème s.
Dépt. d’origine
Gironde

Histoire

A l’Ecole Nornale de Caudéran à la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle, les repas avaient toujours lieu à la même heure dans une atmosphère d’austérité. Les tables des élèves-institutrices étaient les unes à côté des autres en face des fenêtres. Pour le personnel enseignant et la directrice les écarts étaient difficiles comme le laisse entrevoir cette lettre de l’inspecteur d’académie rapportant une circulaire du Recteur Bizos et datant  du 21 novembre 1898 :

Madame le Directrice,
J’ai l’honneur de vous donner ci-dessous copie d’une circulaire rectorale en date du 19 novembre courant :

 » Monsieur l’Inspecteur, je vous prie de vous assurer par vous-même si les instructions annexées à la circulaire du 5 mars 1888 sont exactement appliquées en ce qui concerne le service de la table commune des maîtres ou maitresses des Ecoles normales de notre département.
C’est à mon avis une mesure anti-pédagogique au premier chef de nourrir les maîtres autrement que les élèves. J’aurais honte de manger à ma table des mets plus recherchés ou plus nombreux que ceux que mangent mes enfants. Partout où j’ai trouvé un abus de cette nature je l’ai énergiquement supprimé sur l’heure.
Je désire qu’il en soit ainsi dans l’académie de Bordeaux partout où il y aurait violation des instructions ministérielles que j’ai l’honneur de vous rappeler. Veuillez donc prendre les mesures nécessaires pour l’exécution immédiate de la présente circulaire.
Il est bien entendu qu’il ne s’agit pas d’économie mais de pédagogie. Qu’on se nourrisse dans les écoles normales aussi substantiellement et aussi abondamment que les crédits et les règlements le permettent mais que tout le monde ait la même nourriture.
Si vous trouvez quelque résistance, je vous prierai de m’avertir immédiatement.
Recevez, Monsieur l’Inspecteur, l’assurance de ma considération la plus distinguée.
Le Recteur, signé : Bizos. «