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Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine


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Pôle Edition Diffusion et Communication



Puissance du Mode mineur

JAECK Nathalie, FLEUROT Magalie

Nb de pages:
212
Date:
2021
Thème:
Etudes littéraire d'Amérique du nord

20.00 €

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Le Mineur est souvent envisagé par la recherche universitaire sous l’angle des minorités : il s’agit en général de définir, de circonscrire, ou de donner voix à diverses minorités, littéraires, politiques, sociales, et de les étudier sous l’angle des discriminations dont elles sont victimes et des revendications qu’elles portent, au titre d’une identité voire d’un statut. Lors d’un séminaire intitulé Puissance du Mode Mineur, l’équipe d’accueil Climas a invité des chercheurs et chercheuses qui ont toutes et tous questionné cette assignation du mineur à la minorité. De 2015 à 2020, des conférences en français ou en anglais ont permis de mettre en lumière les stratégies utilisées par ce Mineur pour proposer des alternatives créatrices au mode majeur, au « mainstream », aux pratiques et aux discours officiels. Ces rendez-vous mensuels réunissant des collègues de diverses disciplines sont venus alimenter l’intuition suivante : le mineur n’est pas seulement opprimé, il est aussi force de proposition, capable de déstabiliser le Majeur. Ce sont ces interventions que nous publions aujourd’hui afin d’illustrer cette mise en puissance du Mineur, comme positionnement délibéré. De la littérature américaine à la série télévisuelle, en passant par les poèmes de John Keats, les exemples sont nombreux qui donnent à voir une capacité agissante des marges et un mode mineur doté d’une force et d’une vigueur incontestables

Xavier Amelot est géographe, maître de conférences à l’Université Bordeaux Montaigne, membre de l’UMR Passages. Spécialiste de géographie de l’environnement, il étudie les relations entre les représentations de la nature et l’action environnementale. Il s’intéresse, à la façon dont est produite et utilisée l’information géographique numérique dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques, dans une perspective de géographie sociale et de cartographie critique. Ses recherches portent sur la France, Madagascar, l’Océan Indien et Afrique.

Caroline Bertonèche est professeur de littérature britannique a? l’Université Grenoble-Alpes, présidente du conseil académique et présidente de la Société d’Études du Romantisme Anglais (SERA). Elle a publie? plusieurs articles sur le romantisme anglais, sur le lien entre sciences (médecine, astronomie) et poésie ainsi que sur les notions d’influence, de pathologie et de mythe. Elle est l’auteur de deux ouvrages sur Keats : Keats et l’Italie. L’incitation au voyage (Houdiard, 2011) et John Keats. Le poète et le mythe (PUL, 2011). Elle travaille désormais sur un nouvel ouvrage sur romantisme et spectralité ainsi que sur un volume sur Keats et la France.

Laurent Couderchet est géographe, professeur à l’Université Bordeaux Montaigne, spécialiste de la relation environnement-aménagement et de la géographie numérique. Il a été 10 ans consultant avant de rejoindre l’Université, il travaillait alors avec des ingénieurs de l’équipement, acteurs du mode majeur. Il s’intéresse désormais aux dispositifs participatifs que l’on pourrait ranger du côté du mode mineur, propose une réflexion critique de l’un et de l’autre.

Bernard Cros est professeur de civilisation britannique et d’études sud-africaines à l’Université Paris 8 Saint-Denis. Il a publié de nombreux articles et chapitres sur la construction de la nation dans l’Afrique du Sud post-apartheid dans les domaines de la culture et du sport. Sa monographie sur le rugby sud-africain paraîtra en 2022 aux Presses universitaires de Provence.

Magalie Fleurot en maître de conférences en études anglophones à l’Université Bordeaux Montaigne. Après avoir travaillé sur les socialismes anglais et français de la fin du XIXe siècle, notamment dans leur version dite « utopique », elle s’intéresse aujourd’hui à l’alimentation en France et en Grande Bretagne.

David Halperin est professeur distingué émérite de langue et de littérature anglaises et des études de genre et de sexualité à l’Université de Michigan à Ann Arbor (USA). Il a co-rédigé The Lesbian and Gay Studies Reader (1993) et co-fondé GLQ: A Journal of Lesbian and Gay Studies. Il est l’auteur ou le rédacteur d’une douzaine d’ouvrages ; parmi ceux qui sont traduits en français figurent les suivants : Cent ans d’homosexualité (EPEL, 2000), Saint Foucault (EPEL, 2000), Que veulent les gays ? (Éditions Amsterdam, 2010), L’Art d’être gay (EPEL, 2015) et Amour et ironie (Cahiers de l’Unebévue, 2005).

Nathalie Jaëck est professeure de littérature britannique du XIXe siècle à l’Université Bordeaux Montaigne. Elle est spécialiste de littérature d’aventure et de la littérature fin de siècle. Elle a publié deux ouvrages, Charles Dickens. L’Écriture comme pouvoir, l’écriture comme résistance (Ophrys, 2008) et Les Aventures de Sherlock Holmes : une affaire d’identité (PUB, 2008), ainsi que divers articles sur Doyle, Stevenson, Dickens, Conrad, Stoker.

Mélanie Joseph-Vilain est professeure de littératures postcoloniales à l’Université de Bourgogne. Spécialiste de littérature sud-africaine, elle s’intéresse aux questions de filiation littéraire et à la littérature de genre (gothique postcolonial, littérature policière, réécritures postcoloniales d’œuvres occidentales) ainsi qu’à la question de l’espace dans la littérature sud-africaine. Elle a récemment publié Post-Apartheid Gothic: White South African Writers and Space (Fairleigh Dickinson University Press, 2021).

Hélène Machinal est professeure en études anglophones à l’Université de Bretagne Occidentale et membre de HCTI (EA 4249). Elle est spécialiste de littérature fantastique, du roman policier et de la fiction spéculative du XIXe au XXIe siècle. Elle travaille par ailleurs sur les séries TV et les représentations du posthumain, plus particulièrement l’imaginaire de la science dans les fictions policières, fantastiques et de SF. Dernière publication : Posthumains en série, les détectives du futur, Presses universitaires François Rabelais, 2020.

Lilia Miroshnychenko est professeure de littérature-monde à l’Université nationale Taras Shevchenko de Kiev en Ukraine. Elle a publié des articles sur des auteurs britanniques, notamment Doris Lessing, Julian Barnes et William Golding. Elle est également l’un des auteurs de History of Dutch Literature (2002). Ses intérêts de recherche et d’enseignement portent sur le roman britannique contemporain, les relations entre littérature et philosophie, l’histoire de la littérature et la littérature néerlandaise. En 2015, elle a publié l’ouvrage Projections of Scepticism in the Modern British Novel, dans lequel elle tente de conceptualiser le scepticisme littéraire moderne, et démontre sa nature complexe, tant dans ses manifestations (projections) que dans ses origines.

Matthieu Noucher est géographe, chargé de recherche au CNRS au sein de l’UMR Passages. Spécialiste des sciences de l’information géographique, ses recherches portent sur les dimensions politique et sociale de la fabrique et des usages de la cartographie et des technologies géomatiques. Il s’intéresse en particulier au métrologies environnementales qui participent à la gouvernance à distance des marges territoriales. Il a co-dirigé dernièrement l’Atlas critique de la Guyane (CNRS Éditions, 2020).

Hélène Quanquin est professeure de civilisation des États-Unis à l’Université de Lille. Elle est spécialiste des mouvements de réforme au XIXe siècle. Son ouvrage Men in the American Women’s Rights Movement, 1830-1890: Cumbersome Allies (Routledge, 2020), une biographie collective de 9 militants, examine la place des hommes dans le premier mouvement féministe étatsunien.

Ágnes Zsófia Kovács est maître de conférences à l’Université de Szeged (Hongrie) au Département d’études américaines de l’Institut d’études anglaises et américaines. Ses recherches portent sur la fiction proto-moderne de la fin du XIXe siècle, les conversions du modernisme littéraire et du postmodernisme, les genres de fiction populaires, la fiction américaine multiculturelle contemporaine. Elle a publié deux ouvrages, The Function of the Imagination in the Writings of Henry James (2006) et Literature in Context (2010), et a coédité Space, Gender and the Gaze (2017). Elle fait partie du comité de rédaction d’AMERICANA et de Studia Philologia, édités respectivement à Szeged et Cluj.

Nb de pages:
212
Date:
2021
Code ISBN:
9782858926299
Code MSHA:
P472