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Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine


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Pôle Edition Diffusion et Communication



Négocier la norme

Genre et médias dans l’après-guerre

CHEDALEUX Delphine

Nb de pages:
224
Date:
2021
Thème:
Genre, Cultures, Sociétés

17.00 €

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Ce livre propose de considérer l’après-guerre à partir d’un point de vue original, au croisement de l’histoire du genre et de l’histoire des médias. L’après-guerre est un moment de reconstruction de l’Europe mais aussi de recomposition des mondes médiatiques et d’expansion de la culture de masse. La période est parallèlement marquée par une reconfiguration des rapports de genre : la déstabilisation des catégories du masculin et du féminin engendrée par la Seconde Guerre mondiale laisse place à la réaffirmation d’une stricte répartition des rôles de sexe qui relègue les femmes à la sphère domestique, un contexte qui n’empêche toutefois pas l’expression d’aspirations émancipatrices. Réunissant des contributions de chercheurs et chercheuses de différentes disciplines, l’ouvrage explore l’imbrication de ces dynamiques médiatiques, politiques et sociales en prenant en compte différents médias (radio, photographie, télévision, cinéma, presse magazine, bande dessinée, littérature pratique), en France et plus marginalement en Suisse et en Belgique francophones. Qu’ils mettent l’accent sur l’espace de la production ou sur les contenus, les différents chapitres qui composent l’ouvrage soulignent les mécanismes d’assignation genrée à l’œuvre dans les médias d’après-guerre, tout en révélant les marges de négociation des normes ouvertes par certain·es acteurs et actrices du champ médiatique, tant à travers leurs trajectoires et leurs pratiques professionnelles qu’à travers les discours produits à destination des récepteurs et des réceptrices.

Delphine Chedaleux est maîtresse de conférences à l’Université de Technologie de Compiègne et chercheuse au COSTECH. Son travail porte sur les cultures médiatiques et populaires au croisement du genre et de la classe. Après avoir travaillé sur les cultures cinématographiques en France entre 1940 et 1960, elle travaille actuellement sur les pratiques de lecture du roman sentimental à l’ère numérique. Elle a notamment publié Jeunes premiers et jeunes premières sur les écrans de l’Occupation (Presses universitaires de Bordeaux, 2016), l’ouvrage tiré de sa thèse.

Marine Beccarelli est docteure en histoire contemporaine. Chargée d’enseignement à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, elle a publié Micros de nuit. Histoire de la radio nocturne en France, 1945-2012 (Presses universitaires de Rennes, 2021). Elle a également écrit et produit des séries de podcasts pour France Culture et l’Institut National de l’Audiovisuel.

Alain Boillat est professeur ordinaire en Section d’histoire et esthétique du cinéma de l’Université de Lausanne. Ses recherches portent en particulier sur les théories de la fiction, sur le scénario, la narration, l’adaptation et la sérialité au cinéma et dans la bande dessinée, sur les interactions entre voix et images dans les dispositifs audiovisuels et sur les gender and star studies. Il a dirigé deux projets soutenus par le Fonds national de la recherche scientifique suisse portant sur les archives du réalisateur Claude Autant-Lara déposées à la Cinémathèque suisse.

Alexie Geers est enseignante contractuelle en sciences de l’information et de la communication et en sociologie à l’INSPE de Reims Champagne-Ardennes, et chercheuse associée au CEREP/URCA. Spécialiste des discours et des images médiatiques, elle travaille sur la mise en récit des normes de genre dans les médias traditionnels et numériques, et, dans une perspective socio-historique, sur la constitution de cultures féminines médiatiques.

Catherine Gonnard est chargée de mission documentaire à l’institut national de l’audiovisuel. Elle a été journaliste pour la presse gaie et lesbienne de 1982 à 1996. Elle a écrit Simone baltaxé, (Le Cercle d’art, 2009) et rédigé de nombreux articles pour des catalogues d’art. Avec Elisabeth Lebovici, elle est l’autrice de Femmes artistes/artistes femmes, Paris de 1880 à nos jours (Hazan, 2007). Elles collaborent à recueillir et analyser des évènements culturels d’une vie lesbienne francophone avant le coming out des années 1970.
Roxane Gray est doctorante en histoire à l’Université de Lausanne dans le cadre du projet de recherche « Au-delà du service public. Pour une histoire élargie de la télévision en Suisse, 1960 à 2000 » dirigé par François Vallotton et Anne-Katrin Weber et financé par le Fonds National Suisse (2016-2021). Sa thèse, menée en cotutelle avec l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, porte sur l’histoire des réalisateurs et des réalisatrices de télévision en Suisse romande.

Salomé Hédin est actuellement doctorante en Sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 2 Panthéon-Assas, au Carism (Centre d’analyse et de recherche interdisciplinaire sur les médias) sous la direction de Tristan Mattelart et Bibia Pavard. Après un travail de mémoire sur les carrières de femmes photographes, ses recherches portent aujourd’hui sur la communication des groupes militants pro-vie en France.

Elisabeth Lebovici est historienne et critique d’art, journaliste au service culture de Libération jusqu’en 2006. Elle co-organise depuis 2006 le séminaire « Something You Should Know » à l’EHESS, Paris. Son dernier ouvrage, Ce que le sida m’a fait. Art et activisme à la fin du 20e siècle (JRP Ringier, 2017 & 2021) a reçu le Prix Pierre Daix. Avec Catherine Gonnard, elle est l’autrice de Femmes/artistes, artistes/femmes, Paris de 1880 à nos jours (Hazan, 2007). Elles collaborent à recueillir et analyser des événements culturels d’une vie lesbienne francophone avant le coming out des années 1970. Son blog : le-beau-vice.blogspot.com.

Sandrine Lévêque est professeure de science politique à Sciences Po Lille et chercheuse au CERAPS (UMR-CNRS. Elle travaille dans une perspective de genre, sur la professionnalisation politique et journalistique. Elle a conjointement mené des recherches sur la mise en œuvre de la loi sur la parité et sur les engagements féministes des journalistes. Elle a co-dirigé en 2019, avec Catherine Achin, un numéro de la revue Travail Genre et Société sur les élections présidentielles 2017.

Raphaël Oesterlé est licencié en histoire et esthétique du cinéma à l’Université de Lausanne et mène une thèse sur les périodiques de bandes dessinées francophones de l’après-guerre. Avec Alain Boillat, Marine Borel et Françoise Revaz, il est le coauteur de Case, strip, action ! Les feuilletons en bandes dessinées dans les magazines pour la jeunesse, 1946-1959 (Gollion, Infolio, 2016).

Jeanne Rohner est doctorante à la section d’histoire et esthétique du cinéma de l’Université de Lausanne. Sa thèse est centrée sur l’image de la star et la fabrique de ses personnages à travers l’étude des rôles interprétés par et envisagés pour Danielle Darrieux et Micheline Presle dans les films de Claude Autant-Lara (1946-1954). Ce travail s’inscrit dans le projet de recherche « Personnage et vedettariat au prisme du genre : étude de la fabrique des représentations cinématographiques dans la France des années 1940 (fonds Claude Autant-Lara, Cinémathèque suisse) », soutenu par le Fonds national suisse de la recherche scientifique.

Karine Taveaux-Grandpierre est maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Sorbonne Paris Nord, membre du LabSIC et de la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord. Dans une approche à la fois historique et relevant des sciences de l’information et de la communication, ses recherches portent sur l’industrialisation de la presse et l’internationalisation de la presse magazine féminine (Elle et Vogue). Ses analyses questionnent les déclinaisons internationales des magazines féminins et leurs stratégies de développement sur les supports papier et numérique.

Nb de pages:
224
Date:
2021
Code ISBN:
9782858926282
Code MSHA:
P471