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Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine


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Pôle Edition Diffusion et Communication



Les pénitenciers bordelais pour enfants 1838-1870

ALLEMANDOU Bernard

Nb de pages:
1
Date:
2021
Thème:
Politiques sociales et médico-sociales

NC

  • Résumé
  • Abstract
  • Auteur
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C’est en lisant le livre d’Henri Gaillac sur les maisons de correction que j’ai appris l’existence d’un pénitencier pour enfants à Bordeaux, le pénitencier Saint-Jean.
L’histoire commence le jour où Charles Lucas décide de se rendre à Bordeaux en 1836. Il a 32 ans. Breton issu d’une famille de notables, Charles Lucas devient avocat à 22 ans. L’année suivante il remporte deux concours ouverts sur la question de la légitimité et de l’efficacité de la sanction capitale. Sa présentation s’intitule : « Du système pénal et de la peine de mort ». Son ouvrage sera traduit en plusieurs langues, ce sera le début de sa notoriété. Il reçoit le prix Montyon de l’Académie française en 1928 pour un autre ouvrage : Le Régime pénitentiaire en Europe et aux États-Unis, ce qui lui vaut sa nomination à l’Institut de France. Il est nommé par Guizot inspecteur général des maisons centrales de détention et des diverses prisons du royaume, avec la mission spéciale d’inspecter ces établissements sous le point de vue de la réforme morale. Cette même année 1830, il fait parvenir à la Chambre des députés une pétition où il réclame la mise en place de deux réformes : l’abolition de la peine de mort et son remplacement par le régime pénitentiaire. Ce sera le combat de toute sa vie. Il a été un des artisans de la fondation à Paris du patronage pour les jeunes libérés de la Seine en 1833. Il est alors considéré comme une des personnalités les plus en vue dont on ne saurait se passer de l’avis concernant la question de la réforme des prisons.
L’idée du pénitencier pour enfants naît du défaut du système d’incarcération pratiqué à l’époque où les enfants n’étaient pas séparés des détenus adultes dans les prisons bien que la Société Royale des prisons créée le 9 avril 1819 ait vainement tenté à Bordeaux d’instituer des quartiers spéciaux et que, depuis le 25 décembre 1819, un arrêté du ministre de l’Intérieur prévoyait dans son article 6, cette séparation. La promiscuité dans les maisons de correction et les prisons était un scandale national.

Cette publication sur les pénitenciers bordelais vient en compléments de Les Enfants en marge, enfants de la misère. Bordeaux 1811-1870, Pessac, Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine, 2020.

Nb de pages:
1
Date:
2021
Code ISBN:
9782858926237
Code MSHA:
P468