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Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine


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Pôle Edition Diffusion et Communication



Les mondes du surf

Transformations historiques, trajectoires sociales, bifurcations technologiques

GUIBERT Christophe

Nb de pages:
284
Date:
2020
Thème:
Sports et sociétés

22.00 €

  • Résumé
  • Abstract
  • Auteur
  • Informations

Ouvrage à paraître en janvier 2021

La recherche académique en France dont l’objet porte sur le surf début dans les années 1990 à la faveur des travaux de Jean-Pierre Augustin (Surf Atlantique, les territoires de l’éphémère, paru en 1994-MSHA). Si, progressivement, les recherches se multiplient et les regards disciplinaires sont de plus en plus variés (géographie, sociologie, anthropologie, économie notamment), il est utile de « faire le point », plus de deux décennies après les travaux initiatiques précités. Actuellement dispersée, que ce soit en termes de thématiques ou d’équipe plus ou moins formalisée de chercheurs, la recherche en sciences sociales portant sur le surf est néanmoins dynamique et les collaborations à l’international se développent de manière régulière. À l’aune d’enquêtes de terrains variées (c’est le parti-pris ce cette publication collective) et de méthodologies de recherche panachées, cet ouvrage dirigé par Christophe Guibert entend questionner les systèmes de représentations qui entourent le surf – qui, justement dépasse la simple activité sportive –, rendre compte des usages sociaux et des modes d’engagement ou encore faire le point sur les régulations politiques et économiques. C’est donc interroger Les mondes du surf dont il est question dans cet ouvrage, tant il est difficile et illusoire d’uniformiser ce « fait social total ».

Christophe Guibert est sociologue, maître de conférences HDR à l'Université d'Angers (UFR ESTHUA Tourisme et Culture), chercheur au laboratoire "Espaces et sociétés" (UMR CNRS 6590). Il interroge, depuis une vingtaine d'années, de multiples dimensions attachées au surf (politiques publiques, emplois, usages sociaux et culturels, genre, etc.) en France, mais aussi dans différents pays étrangers (Chine, Taïwan, Maroc, États-Unis, etc.). Ses travaux s'inscrivent dans une sociologie dispositionnaliste et multi-méthodologique et visent notamment à déconstruire les représentations spontanées qui caractérisent l’univers du surf. Il a dirigé des contrats de recherche et a publié de nombreux articles scientifiques relatifs à ces thématiques. Il est l'auteur ou co-auteur sur ces objets de L'univers du surf et stratégies politiques en Aquitaine (L'Harmattan, 2006), Les "sports de nature" : une catégorie de l'action politique en question (Éditions du Croquant, 2017), Emplois sportifs et saisonnalités. Logiques sociales (L'Harmattan, 2011). Il dirige depuis quelques années deux licences et un master dans le champ du tourisme littoral aux Sables d'Olonne, antenne délocalisée de l'université d'Angers.

Retrouver les interviews de Christophe Guibert dans:
Le Figaro, septembre 2020
Surf Session, septembre 2020

Jean-Pierre Augustin est professeur émérite à l’université Bordeaux Montaigne et membre de l’UMR Passages du CNRS. Spécialiste des formes d’action collectives et des institutions liées au sport, à la culture et au tourisme, il a publié de nombreux ouvrages à la Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine et dans des collections nationales. Parmi ses écrits notons : Loisirs des jeunes, 120 ans d’activités éducatives et sportives (La documentation Française, 2017) ; Le sport, une géographie mondialisée (La documentation Française, 2016) ; La ville kaléidoscopique (Economica, 2015) ; Géographie du sport : spatialités contemporaines et mondialisation (Armand Colin, 2007).

Taha Al Azzawi est professeur agrégé d'EPS à l'INSPE de Bordeaux, après avoir exercé au département STAPS de Limoges. Suite à un Master de sociologie, il a publié un premier ouvrage traitant de la diversité des pratiquants : Les surfs (Atlantica, 2009) ; puis un second : L'image de la surfeuse, un miroir aux alouettes (L'Harmattan, 2013). Ces publications ont été l'occasion de faire de nombreuses rencontres lors de conférences et de journées d'études. Il croise dans ses travaux de recherche une approche qui mêle la sociologie structuraliste des pratiques sportives, celle des médias et des loisirs, avec une ouverture vers les autres sciences sociales, notamment l'anthropologie ou l'histoire. Il a été consulté à la fois par des partenaires universitaires, mais aussi associatifs (Fédération Française de Surf, Surfrider Foundation Europe ou Eurosima).

Mohamed Berriane est professeur émérite de l'Université Mohammed V de Rabat au Maroc, ex-doyen de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, ex-co-directeur du laboratoire mixte international MediTer (IRD) (2011 et 2015), et actuellement membre résident de l'Académie Hassan II des Sciences et Techniques. Ses recherches portent sur les mobilités, le développement local et régional, l'impact du tourisme et de l'émigration internationale ainsi que les questions des terroirs et des spécificités locales. Plus de 120 articles et livres, voir : https://um5a.academia.edu/MohamedBerriane

Vincent Coëffé est géographe, maître de conférences à l’Université d’Angers (UFR ESTHUA Tourisme et Culture), membre du laboratoire "Espaces et Sociétés" (ESO, UMR CNRS 6590). Ses travaux portent sur l’urbanité en situation touristique, au travers de la corporéité et de la valorisation patrimoniale de l’espace public. Il a notamment dirigé, Le tourisme. De nouvelles manières d’habiter le Monde (Ellipses, 2017) et a publié, Hawaï. La fabrique d’un espace touristique (Presses universitaires de Rennes, 2014).

Jeoffrey Dehez est économiste, chargé de recherche HDR à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) de Bordeaux Nouvelle-Aquitaine, au sein de l’unité "Environnement, Territoires et Infrastructures". Il étudie les phénomènes socio-économiques à l’œuvre autour des loisirs dits "de nature", principalement inscrits dans le secteur non marchand. Mobilisant des outils de l’économie de l’environnement, de l’économie territoriale et de l’économie des services, ses travaux témoignent d’un profond intérêt pour la pluridisciplinarité. Auteurs d’articles et d’ouvrages sur le sujet, tels que Tourism, Recreation and Regional development. Perspectives from France and Abroad (Ashgate, 2015), il est membre du comité éditorial du Journal of Outdoor Recreation and Tourism, et du conseil scientifique des conférences internationales Monitoring and Management of Visitors in Recreational and Protected Areas (MMV).

Sébastien Guiltat est docteur en sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS), spécialisé en socio-géographie des sports de nature. Parallèlement, il est attaché territorial principal et exerce comme directeur de l’enfance, du sport et de la culture dans la commune de Saint-Paul sur l’île de La Réunion. Professionnel de terrain et chercheur associé, ses préoccupations scientifiques se situent à la croisée de plusieurs problématiques de recherche : gestion de la crise du requin à l’île de La Réunion, développement des sports côtiers et nouvelle maritimité, concept de « waterman » qui se croisent au travers d’une démarche transdisciplinaire. Il a également dirigé la mention management de la licence STAPS et intervient depuis 15 ans auprès des étudiants de l’université de La Réunion.

Jérémy Lemarié est docteur en sociologie, maître de conférences à l’Université de Reims Champagne-Ardenne (UFR STAPS) et chercheur au laboratoire "Performance, Santé, Métrologie, Société" (PSMS) – EA 7507. Ses travaux portent sur le management du surf aux États-Unis et en Polynésie. En programme d’échange avec l’Université d’Hawaï (UH), l’Université de Californie à San Diego (UCSD) et l’Université d’État de Californie à Long Beach (CSULB), il a conduit trois années de terrain au sujet des stratégies de croissance des organisation sportives. Ses travaux interrogent l’histoire culturelle d’Hawaï et de l’Amérique de l’Ouest, et mettent en évidence la nationalisation et la mise en tourisme des cultures sportives. Il est l’auteur de Surf : une histoire de la glisse (Éditions Arkhê, 2018) et co-auteur d’articles scientifiques dédiés au marketing territorial, à la gestion des sites de pratiques, et aux relations à l’environnement.

Tristan Loloum est anthropologue, maître-assistant à l'Université de Lausanne au sein de l'Institut de Géographie et Durabilité. Il y enseigne l'anthropologie et les politiques publiques dans le Master en Études du Tourisme et participe au groupe de recherche Natures et Cultures du Tourisme. Après des études en sciences politiques (Sciences Po Toulouse), en ethnologie (Univ. Toulouse J. Jaurès) et en aménagement du territoire (Univ. Lleida), il a réalisé un doctorat en anthropologie sociale en cotutelle entre l'UNIL et l'EHESS (Paris) portant sur le changement social au contact du développement touristique dans le Nordeste du Brésil. Ses recherches postdoctorales l'ont amené à s’intéresser à la transition énergétique sous l'angle du tourisme industriel, du politique et des cultures de l’énergie. Il a également mené des recherches sur les mondes du vin, avec des enquêtes sur l'œnotourisme et le patrimoine viti-vinicole en Suisse et en France.

Adrien Malherbe
, lauréat du concours du CAPEPS, stagiaire du LACES (EA 7437) au moment de l'écriture de l’article, est professeur d’EPS en lycée professionnel dans l’académie de Créteil. Passionné par le sport et spécifiquement la course à pied, il a découvert les pratiques de nature essentiellement à la Faculté des STAPS de l'Université de Bordeaux. Son mémoire de Master MEEF sous la direction de A. Suchet portait précisément sur les aménagements en faveur du surf.

Bernard Moizo est socio-anthropologue, actuellement directeur de recherche et directeur de l’UMR GRED, IRD-UMPV ("Gouvernance, risque, environnement et développement") basée à Montpellier. Ses séjours de terrain de longue durée concernent l’Australie, la Thaïlande, Madagascar, le Laos et plus récemment le Maroc. Ses thématiques de recherche traitent des relations entre sociétés et milieux au sens large, via le prisme des ethnosciences, et notamment le développement du tourisme communautaire, de niche et de l’écotourisme. Il est coéditeur scientifique de deux ouvrages publiés en 2019, l’un aux éditions de l’IRD : Habiter la forêt tropicale au XXIe siècle, le second en coédition Quae/IRD : Savoirs locaux en situation. Retour sur une notion plurielle et dynamique.

Anne-Sophie Sayeux, maîtresse de conférences à l’UCA, est experte en anthropologie du sport et des pratiques corporelles en milieu naturel, au sein de l’Institut des Sciences du Sport-Santé de Paris (I3SP-URP 3625). Elle a commencé à interroger les mondes du surf à la fin des années 1990 et a publié un ouvrage intitulé Surfeurs, l’être au monde. Une analyse socio-anthropologique (Presses universitaires de Rennes, 2008), posant les bases anthropologiques de ce qu’est la culture surfique. Issus de recherches de terrain, ses travaux ont montré en quoi cette culture surfique est en résonance constante avec la société actuelle. De ce travail, elle en tire notamment une compréhension particulière du corps, immergées dans la nature, et de ses perceptions à travers une anthropologie du sensible. Elle interroge les usages du corps en tant que clé de compréhension des mondes contemporains. Son travail a donné lieu à plusieurs publications d’articles, chapitres de livres, conférences et interviews.

Gibus de Soultrait né à Biarritz en 1957, est actif dans les vagues depuis plus de 50 ans. Il dirige la version française du bimestriel Surfer’s Journal depuis 1994. Il a été co-fondateur du magazine Surf Session (1986) et directeur de la rédaction des titres glisse de l’entreprise du même nom pendant près de 30 ans. En 1990, il fait partie de l’équipe qui crée l’association écologique Surfrider Foundation Europe. Toujours impliqué dans le tissu associatif de son village Guéthary, il lance avec un groupe de surfeurs le mouvement citoyen "Rame pour ta planète", dont l’action, entre 2018-19, était de rassembler, en ramant en mer une fois par mois, pour sensibiliser à la problématique climatique et océane. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le surf dont Le monde du surf (Minerva, 2005). Également auteur d’essais L’entente du mouvement (1995) et récemment Le surf change le monde (Éditions Vent de Terre, 2020). En marge de ces activités professionnelles, il a réalisé quelques films visibles sur Youtube : Surfing Memory (2011), Les vagues et les amours (2015), Opportunity (2017). Pour la Corderie Royale à Rochefort, il a été le conseiller de l’exposition "L’appel de la vague" en 2003. En 2019, parallèlement à son activité éditoriale de Surfer’s Journal, il a participé activement au commissariat de la grande exposition sociétale "La déferlante surf" au Musée d’Aquitaine à Bordeaux.

André Suchet, maître de conférences HDR à la faculté des STAPS de l’Université de Bordeaux, participe à l’équipe LACES et aux activités de la Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine. Il mène des recherches sur les organisations sportives, les dynamiques du tourisme et le développement des territoires en Europe du Sud. Dernier livre publié, en co-direction : Développement du sport et dynamique des territoires. Expériences internationales comparées (Éditions AFRAPS, 2020).

Nb de pages:
284
Date:
2020
Code ISBN:
9782-85892-614-5
Code MSHA:
P461