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Pôle Edition Diffusion et Communication



Échanges et métissage des cultures matérielles entre la Nouvelle-Aquitaine et les outre-mers (XVIIIe-XIXe siècles)

BALAVOINE Ludovic, FIGEAC Michel

Nb de pages:
282
Date:
2021
Thème:
Politique et élites

29.00 €

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À la suite de l’ouvrage pionnier de Fernand Braudel, Civilisation matérielle, économie et capitalisme, XVe-XVIIIe siècle (Armand Colin, 1979), les historiens ont montré à quel point les relations avec les mondes extra-européens ont pu être à l’origine de nouvelles manières de vivre, par suite du goût pour les produits exotiques et de l’accroissement de leur consommation au siècle des Lumières. Le sujet est considérable puisqu’il s’insère aussi bien dans le nouveau concept d’histoire globale que dans celui d’Atlantic History. La question est d’une importance essentielle parce qu’elle engendre des transformations des sociétés de l’Europe de l’Ouest et du Nord-Ouest et qu’il faut aussi penser aux transferts qui s’opérèrent dans l’autre sens, de l’Europe vers l’Amérique.
Les auteurs travaillent de manière concrète sur des objets, des produits, des denrées susceptibles de déclencher de nouvelles formes de consommations et de nouvelles manières de vivre de part et d’autre de l’Atlantique. La mondialisation de l’économie s’accélère sous l’égide d’Européens (armateurs, négociants, planteurs, colons, etc.) avec la mise en place de systèmes coloniaux ou « impériaux », homologues et concurrents, segmentant les trafics intercontinentaux. Des objets jusqu’alors peu connus se généralisent (livres, montres, miroirs), des ustensiles nouveaux apparaissent (tabatières, porcelaine), destinés aux marchandises d’origine coloniale (thé, café, chocolat, tabac). En un siècle, certains biens sont donc passés du statut de produits de luxe à celui de consommations ordinaires. Notons que ces produits, le thé mis à part, s’inscrivent dans le cadre de l’Atlantic History, le sucre étant en particulier, avec la traite des Noirs, la cause d’un accroissement quasi vertigineux des trafics atlantiques.

Michel Figeac est professeur d’histoire moderne à l’université Bordeaux Montaigne. Il est spécialiste de l’histoire de la noblesse et de l’histoire de la culture matérielle. Dans ce dernier domaine, il a notamment fait paraître un dictionnaire : L’Ancienne France au quotidien chez Armand Colin (2007) et deux colloques récents : Circulation, métissage et culture matérielle aux Classiques Garnier en 2017 et L’Habitat des élites urbaines en Europe à l’époque moderne à la MSHA en 2019.

Ludovic Balavoine est docteur et agrégé d’histoire. Spécialiste d’histoire économique et sociale, il a récemment publié Enquête sur la recette des dîmes dans la généralité de Caen. Le bon grain et l’ivraie aux éditions Honoré Champion (2019). Il participe au projet NAOM (La Nouvelle-Aquitaine et les Outre-Mers) dirigé par Caroline Le Mao en qualité de post-doctorant.

David Audibert
Docteur en histoire moderne de l’Université du Maine, D. Audibert est généalogiste professionnel et chercheur associé au laboratoire TEMOS (TEmps, MOnde, Sociétés). Il travaille sur les métiers de l’épicerie, la droguerie et la confiserie au xviiie siècle (produits commercialisés, réseaux commerciaux, origines sociales, place dans la société, fortune et mode de vie, etc.).

Hubert Bonin
Professeur émérite à Sciences Po Bordeaux et au GRETHA-Université de Bordeaux, H. Bonin est spécialiste d’histoire des banques, des entreprises et des économies internationalisées ou ultramarines.

Frédéric Candelon-Boudet
Docteur en histoire moderne (Université Bordeaux-Montaigne, 2018), membre du CEMMC et contributeur au projet NAOM, chargé d’enseignement à l’Université Bordeaux-Montaigne, F. Candelon-Boudet enseigne l’histoire et la géographie à des lycéens de l’académie de Toulouse.

Jean Catalo
Ingénieur d’étude à l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) , Jean Catalo est membre de l’unité mixte de recherche 5608 TRACES de l’Université Toulouse 2 Jean-Jaurès. Il est spécialiste de l’urbanisme médiéval et de la céramique pour Toulouse et sa région, et dirige des fouilles préventives.

Mathilde Chollet,
Agrégée et docteur en Histoire, enseignante dans le secondaire à Nîmes. Ses recherches portent sur l’histoire culturelle des femmes au xviiie siècle. Elle travaille actuellement sur la correspondance de la romancière bordelaise Sophie Cottin et sur une correspondance familiale entre France, Saint-Domingue et États-Unis.

Alexandre Coulaud
Archéologue, responsable d’opérations pour l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) NAOM au centre archéologique de Cayenne. Spécialiste de l’archéologie coloniale (moderne et contemporain), A. Coulaud a développé des axes de recherches liées au mobilier métallique en Guyane et dans les Antilles. Il mène également des recherches sur les fortifications coloniales.

Olivier Desgranges
Conservateur en chef des bibliothèques, docteur en histoire du livre et de l’écrit (École nationale des chartes), O. Desgranges est membre associé du CRHIA (Université de La Rochelle). Ses recherches portent sur le statut et la valeur du livre et de l’écrit en contexte colonial (Papiers d’Océanie, Paris, Les Indes savantes, 2016).

Julie Duprat
Conservatrice des bibliothèques et archiviste-paléographe, J. Duprat poursuit un travail de recherche sur l’histoire de l’esclavage et des minorités culturelles. Ses recherches actuelles portent sur les Afro-descendants à Bordeaux au xviiie siècle et au début du xixe siècle.

Matthieu Dussauge
Conservateur en chef du patrimoine, M. Dussauge est directeur du musée Victor-Schœlcher de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), dont il assure l’extension et la redéfinition muséographique. Il a encadré le projet du Conseil général de la Guadeloupe intitulé La Route de l’esclave, labellisé par l’UNESCO.

Marie Hardy
Chargée de recherches à la Fondation Clément, responsable des collections du Musée Frank A. Perret – Mémorial de la catastrophe de 1902, M. Hardy est membre associé du laboratoire AIHP/Géode de l’Université des Antilles. Lauréate du prix de thèse Maryse Condé 2014, décerné par le Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage (CNMHE), ses recherches actuelles portent sur la société martiniquaise à l’ère de l’industrie sucrière.

Boris Lesueur
Docteur en histoire, membre du laboratoire AIHP/Géode de l’Université des Antilles, B. Lesueur poursuit des recherches sur les implications sociales et économiques de la présence de garnisons dans les espaces coloniaux aux xviie-xviiie siècles. Il a notamment publié notamment Les Troupes coloniales d’Ancien Régime, Paris, SPM 2014 ; et plus récemment, avec Dominique Rogers Sortir de l’esclavage. Europe du Sud et Amérique (xive-xviiie s.), Paris, Karthala/Ciresc, 2018, ainsi que Libres après les abolitions ? Statuts et identités en 2019 chez le même éditeur.

Abel Alexis Louis
Docteur en histoire, A. A. Louis est membre du laboratoire de recherche AIHP/Géode et membre associé du CRHIA. Ses recherches portent sur la composante sociale des libres de couleur en Martinique entre 1660 et 1848 et sur les élites sociales dans les Antilles françaises entre le dernier tiers du xviiie siècle et les années 1860. Il est l’auteur de Le Livre et ses lecteurs en Martinique de la fin du Directoire à la Monarchie de Juillet (1799-1848). Essai d’histoire sociale et matérielle (Paris, L’Harmattan, 2018).

Adélaïde Marine-Gougeon
Doctorante sous la co-direction de Jacques-Olivier Boudon, professeur à Sorbonne Université, et co-président du Centre d’histoire du xixe siècle, et de Myriam Cottias, directrice de recherches au CNRS et présidente du CIRESC (Centre international de recherche sur les esclavages), la thèse d’A. Marine-Gougeon traite des Circulations, réseaux et identité des Blancs créoles de la Martinique au xixe siècle : entre transnationalisme et affirmation nationaliste.

Marguerite Martin
Maître de conférences à l’Université Paris I-Panthéon Sorbonne, M. Martin travaille sur la diffusion des produits ultramarins en Europe au xviiie siècle. Elle est membre du laboratoire IDHE.S (Institutions et dynamiques historiques de l’économie et de la société, UMR 8533).

Sébastien Martin
Maître de conférences l’Université du Littoral-Côte d’Opale (HLLI CRHAEL – EA 4030), S. Martin travaille sur les formes de mobilisations nécessaires à l’impérialité européenne à l’époque moderne, spécialement à travers les implantations portuaires. Il s’intéresse aussi aux logiques d’interface, aux circulations caractérisant la première mondialisation aux xviie-xviiie siècles, et à l’appropriation par les acteurs individuels et collectifs des opportunités et nouveautés offertes par la guerre, la ville-arsenal et les ports « en situation coloniale » étant de ce point de vue des observatoires privilégiés.

Bernard Michon
Maître de conférences à l’Université de Nantes, B. Michon est directeur-adjoint du CRHIA. Il travaille sur les milieux portuaires, principalement le port de Nantes, dont il étudie les relations avec les Antilles. Il est notamment l’auteur de Le Port de Nantes au xviiie siècle, construction d’une aire portuaire (Presses universitaires de Rennes, 2011).

Érick Noël
Professeur des Universités, É. Noël enseigne l’histoire moderne à l’Université des Antilles, pôle Martinique. Son champ de spécialité couvre le monde des habitations/plantations esclavagistes, les circuits migratoires dans l’Atlantique et le « goût des Îles » en France. Il a dirigé le Dictionnaire des gens de couleur dans la France moderne (3 vol., Droz).

Nicolas Payraud
Archéologue spécialiste des périodes médiévale et moderne, en particulier des châteaux, actuellement conservateur régional de l’archéologie adjoint en charge de l’Alsace à la DRAC Grand Est, N. Payraud a mené ou participé à l’étude de dizaines de sites archéologiques, dans le cadre d’opérations d’archéologie préventive ou de recherches programmées, ainsi que des opérations d’inventaire du patrimoine archéologique ou monumental à diverses échelles, dans diverses régions de France métropolitaine et en Guyane.

Sébastien Périsse
Après un doctorat en histoire médiévale (Université de La Rochelle), les travaux de S. Périsse portent sur l’histoire littorale. Plus récemment, en collaboration avec Jacques Péret, il a entamé une étude de la culture matérielle des populations du Brouageais du xve au début du xixe siècle.

Thomas Romon
Thomas Romon est archéologue à l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) en Guadeloupe et rattaché à l’UMR 5199 (Pacea), Université de Bordeaux, où il développe depuis la fin des années 1990 un axe de recherche sur les pratiques funéraires à l’époque coloniale dans les Petites Antilles Françaises.

Thierry Sauzeau
Th. Sauzeau est Professeur des Universités en histoire moderne à Poitiers. Ses recherches portent sur les environnements, les territoires et les circulations maritimes et littorales de l’Atlantique entre les xviie et xixe siècles. Il dirige actuellement le laboratoire Criham et préside le conseil scientifique du GiS histoire et sciences de la mer.

Jean Soulat
Docteur en archéologie médiévale à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et archéologue au sein du Laboratoire LandArc, J. Soulat est rattaché depuis 2008 au Craham (UMR 6273) de l’Université de Caen Normandie et depuis 2016 au Groupe de Recherche en Archéométrie de l’Université Laval de Québec. Il dirige depuis 2016 le projet de recherche « Connexions transatlantiques » qui étudie le petit mobilier dans les colonies françaises d’Amérique.

Jean-Christophe Temdaoui
Doctorant en histoire moderne à l’Université de Poitiers, J.-C. Temdaoui est membre du projet NAOM. Son travail de doctorat tente, au prisme d’une approche historique plurielle mêlant la géohistoire, l’histoire de l’environnement, l’histoire des migrations, l’histoire sociale et l’histoire de la culture matérielle, de révéler les contours et les modalités de la maritimisation de l’arrière-pays au temps du premier empire colonial.

Rafaël Thiebaut
Docteur en Histoire, R. Thiebaut est lauréat du prix de thèse 2018 du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage et du prix Étienne-Taillemite 2019. Ses travaux portent sur les traites françaises et néerlandaises dans l’Océan Indien, et plus particulièrement à Madagascar.

Laurent Védrine
Conservateur en chef du patrimoine, L. Védrine est directeur du musée d’Aquitaine (Bordeaux), dans lequel des espaces sont consacrés au xviiie siècle à Bordeaux, ancien port négrier, et à la mémoire de l’esclavage.

Nb de pages:
282
Date:
2021
Code ISBN:
978-2-85892-610-7
Code MSHA:
P457