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Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine



Pôle Edition Diffusion et Communication



Urbicides

Destructions et renaissances urbaines du XVIe siècle à nos jours

CHASSAIGNE Philippe, LASTÉCOUÈRES Christophe, LE MAO Caroline

Nb de pages:
316
Date:
2021
Thème:
Questions à la ville

29.00 €

  • Résumé
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  • Auteur
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La notion d’urbicide appartient au vocabulaire classique des chercheurs qui s’intéressent à toutes les formes de destruction urbaine, au point de nourrir désormais tout un pan des disaster studies. Mais le fait que plusieurs disciplines en revendiquent la paternité montre qu’il faut continuer à la discuter ; c’est l’ambition de ce livre. Qu’est-ce que la mise à mort d’une ville ? Si la guerre est une caractéristique sui generis de l’urbicide, elle ne saurait recouvrir entièrement la notion. L’urbicide est en effet emblématique du rapport affectif que les sociétés urbaines nouent autour de leur ville, quand les violences infligées à la ville, à son architecture, à sa population et à sa culture menacent l’urbanité au point de se muer en catastrophe urbaine.
L’urbicide existe alors autant en temps de guerre qu’en temps de paix, autant dans les faits que dans les récits et les images. Ceux-ci expriment tout à la fois une perte et la nécessité de la réparer afin de construire une mémoire de la catastrophe. La renaissance urbaine coïncide toujours avec l’urbicide, qui met en lumière la résilience des sociétés et la vigueur des territoires mutilés. Toutes ces questions sont au cœur de ce livre collectif de près de trente auteurs issus de formations différentes (architecture et urbanisme, histoire et histoire de l’art, géographie, droit, sociologie) mais acquis à l’idée que les logiques de l’urbicide ne peuvent apparaître sans profondeur historique ni dialogue interdisciplinaire.

Présentation de l'ouvrage dans Sud Ouest "Urbicide: même les villes meurent" (10/04/2021).

Philippe Chassaigne est professeur d’histoire contemporaine à l’Université Bordeaux Montaigne. Ses travaux portent sur la Grande-Bretagne aux XIXe et XXe siècles, ainsi que sur les colonies de peuplement blanc (Canada, Australie, Nouvelle-Zélande), dans une perspective de détermination des identités culturelles complexes de ces royaumes du Commonwealth. Il est l’auteur d’une Histoire de l’Angleterre (5e édition, à paraître en 2021), et d’une biographie La Reine Victoria (Gallimard, 2017).

Christophe Lastécouères est professeur d’histoire contemporaine à l’Université Bordeaux Montaigne. Ses travaux, au croisement de l’histoire économique et de l’histoire politique, portent sur les grands dispositifs (monnaie, justice, prison et internement) au moyen desquels les États modernes imposent un cadre aux sociétés locales, notamment en temps de guerre, dont il étudie aussi les phénomènes répressifs (antisémitisme d’État et persécutions antisémites). Il vient de publier, aux éditions Perrin, Prisonniers d’État sous Vichy (2019).

Caroline Le Mao est agrégée d’histoire, ancien membre junior de l’IUF, est maîtresse de conférences HDR en histoire moderne, à l’Université Bordeaux Montaigne. Outre ses travaux sur le parlement de Bordeaux et ses magistrats au temps de Louis XIV, elle est l’auteur de plusieurs ouvrages en lien avec l’histoire urbaine, dont Les Villes portuaires maritimes dans la France moderne (A. Colin, 2015). Elle dirige, avec Philippe Chassaigne, l’axe de recherche "Modèles urbains, Modèles d’urbanité" au sein du CEMMC (Université Bordeaux Montaigne).

Enseignant-chercheur, maître de conférences en histoire contemporaine au Département d’histoire de l’Université Alassane Ouattara, Bouaké, Côte d’Ivoire, Tanoh Raphaël Bekoin est l’auteur de plusieurs publications en histoire économique et sociale dont un ouvrage intitulé La Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire : pouvoir économique et instrument politique (1908-2008) paru en 2018 aux éditions L’Harmattan.

Docteur en histoire de l’art de l’Université Paris X, Fabien Bellat est maître de conférences associé et chercheur au laboratoire EVCAU à l’ENSA Paris-Val de Seine. Il enseigna aussi au Canada et en Russie, faisant à Moscou une exposition sur Togliatti. Il a publié Amériques-URSS Architectures du défi (Éditions Nicolas Chaudun, 2014) ; Une Ville neuve en URSS, Togliatti (Éditions Parenthèses, 2015) ; Ambassades françaises du XXe siècle (Éditions du Patrimoine, 2020) ; Minsk : architectures 1917-1956 (en russe). Son essai sur la reconstruction de Varsovie paraîtra bientôt en Pologne.

Nadir Boumechra est professeur à l’université Abou Bakr Belkaid de Tlemcen (Algérie), au département de Génie civil. Il participe à plusieurs projets de recherche portant notamment sur la vulnérabilité du bâti et la conservation/rénovation des bâtiments.

Lamine Ousmane Cassé, docteur en géographie, est enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal. Il a capitalisé une expérience dans les bureaux d’études à travers plusieurs projets urbains au Sénégal. Au-delà de ses enseignements qui sont axés sur les questions urbaines, il s’active dans l’animation scientifique des laboratoires du LEIDI et du GERAD. Il est, par ailleurs, membre des Ateliers de Cergy-Pontoise avec plusieurs parti-cipations à des projets urbains innovants dans des villes africaines.

Docteur en histoire de l’art, Viviane Delpech est spécialiste de l’architecture du XIXe siècle. Après la publication de sa thèse Abbadia, le monument idéal d’Antoine d’Abbadie (PUR, 2014), elle a dirigé les ouvrages collectifs Viollet-le-Duc, villégiature et architecture domestique (PU du Septentrion, 2016) et Les Arts et la diaspora basque (XIXe-XXIe siècle) (Kilika, 2018). Chercheure et enseignante à l’Université de Pau, elle a étudié le patrimoine thermal pyrénéen au sein du programme européen TCV-PYR de 2017 à 2020.

Nadir Djermoune, architecte/urbaniste de formation, est actuellement enseignant-chercheur à l’Institut d’archi-tecture et d’urbanisme, Université Saad Dahlab, Blida, Algérie. De 1991 à 2005, il a été architecte à la Direction de l’urbanisme et de la construction de la ville d’Alger. Parmi ses publications, on signalera : "De l’orientalisme éclectique à l’abstraction moderne : Une lecture typologique des architectures algéroises des XIXe et XXe siècles", dans Myriam Bacha, Architectures au Maghreb (XIXe-XXe siècles) : réinvention du patrimoine (Presses universitaires François-Rabelais, 2011, p. 245-262) et "Oscar Niemeyer, le sculpteur des monuments ou les limites d’un modernisme factice", sur le site contretemps.eu.

Magali Domain est professeure agrégée, formatrice en histoire à l’INSPé-Lille-HdF. Doctorante à l’Université d’Ar-tois, rattachée au laboratoire CREHS (UR 4027), elle prépare une thèse sur "Le littoral septentrional français : un territoire stratégique durant la Grande Guerre". Elle a participé à une table ronde portant sur le thème "Le Nord-Pas-de-Calais dans la tourmente de la première guerre mondiale : puissance, apports et limites de la photographie" (rendez-vous de l’Histoire de Blois, 2017).

Docteure agrégée de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et diplômée de l’ENS Cachan, Émilie Dosquet est maîtresse de conférences en histoire moderne à CY Cergy-Paris Université. Sa thèse est intitulée "Le feu et l’encre : la “désolation du Palatinat”. Guerre et information politique dans l’Europe de Louis XIV". Ses travaux portent d’une part sur les pratiques et les représentations de la guerre et du fait militaire, et d’autre part sur les pratiques et les usages politiques de l’imprimé.

Tiphaine Gaumy est docteur en histoire moderne, diplômée de l’École nationale des chartes et de Paris IV-La Sorbonne. En 2016-2017, elle est chercheuse post-doctorante à l’Université de Caen, et exerce le commissariat de l’exposition "Images & Révoltes" dans le livre et l’estampe (dir. Yann Sordet, Alain Hugon, Stéphane Haffemayer) qui s’est tenue à la Bibliothèque Mazarine. Elle est actuellement archiviste aux Archives nationales, responsable des fonds Justice post-révolutionnaires.

Architecte diplômé d’État de l’École d’Architecture de Paris-Malaquais en juin 2016, Clarisse Genton y poursuit ses études par la préparation d’une thèse de doctorat au laboratoire ACS/UMR AUSser, de l’Université Paris-Est, sous la direction de Jac Fol, co-encadrée par Jean Attali. Actuellement en cinquième année de thèse, son sujet porte sur l’archi-tecture comme instrument de guerre et son utilisation stratégique à des fins de conquêtes territoriales à Jérusalem-Est.

Xavier Huetz de Lemps est professeur d’histoire contemporaine à l’Université Côte d’Azur et membre du Centre de la Méditerranée moderne et contemporaine (CMMC), Université Nice-Sophia-Antipolis. Spécialiste des Philippines à l’époque coloniale, ses travaux ont porté sur l’histoire urbaine et environnementale de Manille, puis sur l’adminis-tration coloniale espagnole, plus particulièrement sur la corruption publique et les relations entre pouvoir colonial et ordres missionnaires. Il s’intéresse actuellement à la présence française et aux conflits entre chrétiens et musulmans dans le sud de l’archipel.

Conrad Kickert est professeur assistant à l’université de Buffalo. Formé en urbanisme et en architecture de la TU Delft (Pays-Bas), il est titulaire d’un doctorat en architecture de l’université du Michigan. Il a travaillé comme chercheur et designer urbain pour divers bureaux d’études, promoteurs immobiliers et organisations à but non lucratif aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Il est un spécialiste du design urbain et ses recherches portent sur la morphologie urbaine, la revitalisation des centres-villes et le lien entre la forme urbaine, la configuration et l’économie du commerce de détail.

Andrew Knapp est professeur émérite à l’Université de Reading (Angleterre). Il est l’auteur notamment de Les Français sous les bombes alliés (Tallandier, 2014) et Le Gaullisme après de Gaulle (Le Seuil, 1996), ainsi que Charles de Gaulle (Routledge, 2020), Forgotten Blitzes. France and Italy under Allied Air Attack (avec Claudia Baldoli : Continuum, 2013) et de Parties and the Party System in France (Basingstoke, Macmillan, 2004).

Halimatou Mama Awal, architecte camerounaise diplômée de l’École nationale supérieure d’architecture de Grenoble (ENSAG), est docteure en architecture. Maîtresse de conférences dans la discipline Histoire et culture archi-tecturale et coordinatrice de la formation DSA "Architecture de terre" à l’ENSAG, elle est aussi chercheure à l’Unité de recherche AE&CC-CRAterre et chercheure associé à l’UMR PASSAGES (ENSAP Bordeaux).

Viviane Manasa, conservateur du Patrimoine de la Région Normandie, travaille pour l’Inventaire du Patrimoine culturel depuis 1983 en Maine-et-Loire puis en Normandie (2003). L’éventail de ses thèmes de recherche s’étend de l’architecture seigneuriale et rurale (Maine-et-Loire) aux études urbaines (dont Dieppe) en passant par le patrimoine balnéaire (littoral Normand). Elle a également été responsable d’un service départemental de l’Inventaire de 1994 à 2003, pour le Département de Maine-et-Loire.

Docteure en Histoire de l’art, Nina Mansion-Prud'Homme est maîtresse de conférences en Histoire et Cultures architecturales à l’École nationale supérieure d’architecture de Toulouse et chercheure au LRA. En 2019, elle a soutenu une thèse relative à la politique de collecte et de valorisation des archives des architectes en France et à son influence sur l’histoire de l’architecture. Elle a enseigné à l’Université Bordeaux Montaigne et à l’École nationale supérieure d’architecture et de paysage de Bordeaux. Entre 2016 et 2020, elle était vice-présidente doctorante de l’Association d’Histoire de l’Architecture (AHA).

Miran Marelja est diplômé de la Faculté de droit de l’Université de Zagreb en 2010 et de la Faculté de kinésiolo-gie de l’Université de Zagreb en 2013. En 2017, il a soutenu sa thèse de doctorat "The Historical Development of International Armed Conflict Regulations" et travaille actuellement au Département d’histoire générale du droit et de l’État, à la Faculté de droit de l’Université de Zagreb. Il est l’auteur ou le co-auteur de divers articles et de chapitres de livres. Ses recherches portent principalement sur les aspects juridiques et historiques du droit international public au Moyen Âge et à l’époque moderne.

Daniel Georges Nana Komey est doctorant en histoire à l’Université de Douala au Cameroun. Auteur de plusieurs articles, ses travaux portent sur les processus de construction des identités et de la citoyenneté au Cameroun, en scan-dant les pistes des représentations forgées par la religion, le politique, la marginalité dans l’espace public.

Sébastien Martin est maître de conférences en Histoire moderne à l’Université du Littoral-Côte d’Opale et membre du Centre de recherche en histoire atlantique et littoral (CRHAEL-HLLI, UR 4030). Il a publié aux Presses universitaires de Rennes Rochefort, arsenal des colonies au XVIIIe siècle en 2015. Depuis, ses recherches s’orientent vers l’étude de la ville-arsenal et de sa fonction d’interface, dans une perspective d’examen des changements qu’impose toute politique de puissance sur mer. En corolaire, son travail s’intéresse aussi à la question subséquente de la nécessaire domestication de l’environnement à travers les travaux d’aménagements maritimes.

Salifou NDam est titulaire d’un PhD en sociologie urbaine obtenu à l’Université de Yaoundé 1 en juillet 2020, chargé de recherches au Centre national d’éducation et secrétaire exécutif adjoint du laboratoire Camerounais d’études et de recherches sur les sociétés contemporaines (CERESC). Auteur de plusieurs articles, ses travaux portent sur la mobilité urbaine, les sociabilités dans les rues et les identités urbaines.

Halima Saâdia Ouadah est enseignante à l’École nationale des ingénieurs de la ville "Abd El Madjid Meziane" et ex-enseignante au Département d’architecture de l’Université "Abou Bekr Belkaid" à Tlemcen. Elle prépare son doctorat en architecture, après avoir eu son magister en architecture, en 2016, qui a été précédé par l’obtention du titre d’architecte en 2008. Sa production scientifique se focalise sur le legs urbain et architectural de la France coloniale en Algérie.

Pierre Pinon, architecte (DPLG) et historien (doctorat d’État) est spécialiste de l’histoire de l’architecture de la ville et du paysage. Ancien pensionnaire de l’Académie de France à Rome, il a enseigné à l’École d’architecture de Paris-La Défense et de Paris-Belleville, puis fut directeur de recherche au CNRS.

Jean-Pierre Poussou, professeur d’histoire moderne à l’Université de Bordeaux III puis à Paris-Sorbonne, a été recteur de l’Académie de Bordeaux de 1986 à 1989 et président de l’Université Paris-Sorbonne de 1993 à 1998. Il est aujourd’hui professeur émérite à l’Université Paris-Sorbonne. Médaille de bronze du CNRS en 1979, il s’est d’abord spécialisé en Démographie historique, plus spécialement l’étude des migrations. Puis il s’est tourné vers l’histoire du Canada et des îles Britanniques ainsi que vers l’histoire urbaine ("Les Villes anglaises du milieu du XVIIe à la fin du XVIIIe siècle" (dans Les Villes de l’Europe du Nord-Ouest, SEDES, 1983), La Croissance des villes au XIXe siècle. France, Rauyaume-Uni, Etats-Unis et Pays germaniques (SEDES, 1992), Cromwell, la révolution d’Angleterre et la guerre civile (PUF, 1993). Désormais, l’essentiel de ses publications concerne l’histoire de la vigne et du vin, avec en préparation un ouvrage sur Le Vin dans les caves parisiennes aux XVIIIe et XIXe siècles. Membre résidant de l’Académie nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux, il participe activement aux travaux de celle-ci et assure la direction des Actes annuels de cette Académie.

Sébastien Rozeaux est maître de conférences en histoire à l’Université Toulouse-Jean Jaurès, membre de l’UMR FRAMESPA. Spécialiste de l’histoire du Brésil sur un long XIXe siècle envisagée dans un cadre atlantique et américain, il est l’auteur de Préhistoire de la lusophonie. Les relations culturelles luso-brésiliennes au XIXe siècle (Le Poisson volant, 2019) et de Letras Pátrias. Les écrivains et la création d’une identité nationale au Brésil (à paraître). Il est directeur de rédaction de la revue d’histoire Les Cahiers de Framespa.

Francesca Sabatini, après une formation en histoire et sciences du territoire entre l’Università Roma Tre et l’Université Bordeaux Montaigne, est PhD en Géographie à l’Università di Palermo avec une thèse sur politiques et repré-sentations des zones internes siciliennes. Ses intérêts portent sur les politiques relatives aux zones marginales intégrant une posture territorialiste avec une perspective culturaliste. Un axe de sa recherche porte sur les pratiques de représentation territoriale, entre le visuel et le documentaire ethnographique. Elle fait partie du collectif de recherche Emidio di Treviri et du PRIN Branding For Resilience.

Caroline Tchio Amagnouba est attaché de recherche à l’Institut national de cartographie (INC) du Cameroun.

Thierry Vivier a soutenu à l’Université de Paris I une thèse d’histoire contemporaine sous la direction de Maurice Vaïsse sur La Politique aéronautique militaire de la France de 1933 à 1939 (L’Harmattan, 1997). Sous la direction de Philippe Chassaigne, il a obtenu son diplôme d’habilitation à diriger des recherches en juillet 2016, à l’Université Bordeaux Montaigne. Il continue ses recherches tout en enseignant actuellement au Lycée Léonard de Vinci d’Am-boise. Il est chercheur associé au CEMMC (Université Bordeaux Montaigne).

Nb de pages:
316
Date:
2021
Code ISBN:
9782858926060
Code MSHA:
P453