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Présentation du séminaire "Formes du savoir"

Le séminaire "Formes du savoir" est le séminaire fondamental du projet. Il a pour but d'explorer les différentes questions soulevées par le thème même du projet : histoire matérielle du livre de science, lexique et problèmes de traductions, genre et formes des écrits savants, stratégies énonciatives, questions de style... Ouvert à tous, c'est aussi un séminaire de formation plus particulièrement destiné aux étudiants du Master HMPS (Histoire, Médiation et Philosophie des Sciences). Il donne la parole à des chercheurs confirmés, qui viennent y présenter leurs travaux, ainsi qu'à des doctorants.

Le séminaire a lieu le vendredi, de 13h30 à 16h30, dans la salle 2 de la Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine.

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Calendrier du séminaire "Formes du savoir" 2014-2015

Les séances auront lieu le vendredi à l'UFR Humanités

(Université Bordeaux Montaigne bâtiment I)

 

- Vendredi 13 mars 2015 - Salle I 100, 14h-16h30 :  Angela Axworthy : " La forme des traités de mathématiques d’Oronce Fine"

 Résumé :

 Le but de cette séance sera de présenter les différentes formes des traités de mathématiques d'Oronce Fine, premier lecteur royal de mathématiques sous François Ier. Seront notamment considérés les différences et les rapports entre la tradition des mathématiques « théoriques » et des mathématiques « pratiques » au sein de son œuvre, ainsi que la place qu'y occupent respectivement le latin et le français.

 Présentation du conférencier :

 Angela Axworthy a soutenu en 2011 une thèse de philosophie sur le statut des mathématiques dans l'oeuvre d'Oronce Fine, sous la direction de Joël Biard (Tours, CESR). Avant cela, elle a étudié le statut des mathématiques dans l'Italie du XVIe siècle au regard des préfaces aux éditions des Éléments d’Euclide de Niccolò Tartaglia, de Christophe Clavius et de Federico Commandino. Depuis septembre 2012, elle poursuit ses recherches au Max-Planck-Institut für Wissenschaftsgeschichte de Berlin, au sein du groupe dirigé par Vincenzo De Risi sur l'histoire de la géométrie moderne et le concept d'espace, tout d'abord en tant que post-doctorante, puis, depuis septembre 2014, en tant que "visiting scholar". Elle a travaillé, dans ce cadre, sur le statut ontologique des objets géométriques dans la pensée de Jacques Peletier du Mans, ainsi que sur l’interprétation de l’usage du mouvement en géométrie dans la tradition euclidienne renaissante

 

- Vendredi 10 avril, salle I 405, 9h-13h : table-ronde : "Difficultés et enjeux de la traduction des textes scientifiques anciens: sciences naturelles, mathématiques et médecine".

 Avec Jacqueline Vons, traductrice de la Fabrica d'André Vésale, Sabine Rommevaux, traductrice de Thomas Bradwardine et Nicole Oresme et Stéphane Schmitt, traducteur de Pline.

 Sabine Rommevaux :

Sabine Rommevaux est Directrice de recherche au CNRS et Présidente de la Société française d'histoire des sciences et des techniques. Mathématicienne de formation, elle travaille sur l'histoire des mathématiques, sur les rapports entre les mathématiques et  la philosophie naturelle, ou encore sur l'algèbre au Moyen Age et à la Renaissance.  Elle est spécialiste, entre autres, d'Euclide, de Campanus, de Thomas Bradwardine, de Nicole Oresme ou de Christophe Clavius. Elle a en particulier publié Clavius : une clé pour Euclide (Paris, Vrin, « Mathesis », 2005), une traduction commentée des textes de Thomas Bradwardine, Traité sur les rapports et Nicole Oresme, Sur les rapports de rapports (Paris, Les Belles Lettres, 2010) et, en collaboration avec J. Biard, une édition de Blaise de Parme, Questiones circa tractatum proportionum magistri Thome Braduardini (Paris, Vrin, 2005). Comme elle l'explique sur son site (http://sabine.rommevaux.free.fr/recherche.html), elle "s’interroge sur les fondements de cette discipline [les mathématiques], sur le statut de ses objets, sur ses liens avec les autres domaines de la connaissance. [Elle] aborde l’histoire des mathématiques en cherchant à ne pas la réduire à une sociologie, ni à une histoire contextuelle, mais à mettre en évidence les conditions d’émergence des concepts et des théories (ces conditions étant souvent internes aux mathématiques ou suscitées par d’autres domaines)" au Moyen Age et à la Renaissance.

Jacqueline Vons :

Jacqueline Vons est enseignant-chercheur honoraire de l’université de Tours, professeur agrégé et docteur ès lettres, habilitée à diriger des recherches. Elle est vice-présidente de la Société française d’histoire de la médecine, déléguée à la publication de la revue Histoire des sciences médicales. Elle travaille sur les textes médicaux de la Renaissance en latin, et s’attache plus particulièrement depuis une quinzaine d’années à l’œuvre d’André Vésale. La question de la traduction pour un texte aussi vaste et riche est essentielle, car la méthode scientifique initiée par Vésale dans la connaissance du corps s’accompagne de stratégies d’écriture nouvelles dont la spécificité doit être prise en compte.

Elle a publié la première édition critique et traduction commentée en français de l’Epitome aux Belles Lettres en 2008 et travaille actuellement avec Stéphane Velut, professeur d’anatomie à l’université François Rabelais de Tours, à l’édition et à la traduction en français du De humani corporis fabrica (1543) ainsi que des pièces liminaires des autres ouvrages de Vésale. Cette publication peut être consultée sur le site de la BIU santé :

 La Fabrique de Vésale et autres textes. Éditions, transcriptions et traductions  
http://www3.biusante.parisdescartes.fr/vesale/debut.htm

Elle a également publié plusieurs livres sur la médecine à la Renaissance, ses rapports avec la cour de France et sur son enseignement en France, Pratique et pensée médicales à la Renaissance, Paris, BIUM-De Boccard, 2009 ; La Syphilis de Jérôme Fracastor (1530), texte édité, traduit et commenté sous la direction de Jacqueline Vons, Paris, Les Belles Lettres, 2011 ; Pouvoir médical et fait du prince au début des temps modernes, éd. par Jacqueline Vons et Stéphane Velut, Paris, Coll. Medica, De Boccard, 2011 ; Le Médecin, les institutions, le Roi. Médecine et politique aux XVIe et XVIIe siècles. Publication électronique sur Cour de France. http://cour-de-france.fr (avril 2012).

Stéphane Schmitt :

Biologiste de formation, agrégé et ancien élève de l’École Normale Supérieure de Paris, Stéphane Schmitt a entrepris un DEA puis une thèse en histoire de la biologie sous la direction de Michel Morange. Ce travail, portant sur l'histoire des conceptions relatives à la répétition des parties chez les organismes vivants (de la fin du 18e s. à nos jours), l'a amené par la suite à étudier les transformations de disciplines biologiques telles que l'anatomie et l'embryologie et l'émergence des sciences de l'évolution, avec un intérêt plus particulier pour la période 1750-1850. C'est sur la base d'un programme de recherche proposant un approfondissement de ces questions qu'il a été recruté au CNRS en tant que chargé de recherche puis directeur de recherche (dans le groupe SPHERE, Paris). Une grande partie de ses travaux de recherche porte sur les travaux de Buffon et leurs suites, et il dirige notamment une édition critique des œuvres complètes de ce naturaliste (Paris, Honoré Champion, 2007-, 8 vol. parus en 2014). Il a également réalisé une nouvelle traduction complète de la Naturalis historia de Pline (Paris, Gallimard, 2013).

 

- Vendredi 17 avril 2015, salle I 100, 14h-16h30.  - Christophe Martin : "Fictions et savoirs philosophiques au XVIIIe siècle"

 Résumé :

 Jamais sans doute les liens entre fiction et savoir philosophique n’ont été plus étroits qu’au siècle des Lumières. D’un côté les philosophes recourent alors volontiers à des schèmes narratifs et fictionnels: la philosophie empirique impliquant l’usage d’une méthode historique et génétique, elle est fortement narrativisée, et marquée par la présence de prédicats actionnels et d’une temporalité puisqu’elle s’emploie à décrire une série de transformations entre un état initial et un état d’arrivée. Elle recourt en outre volontiers à des expériences de pensée de nature narrative et fictionnelle. D’un autre côté, toute une série de fictions (romans, contes, théâtre, dialogues…) s’efforcent alors non pas seulement d’être les vecteurs d’un savoir philosophique préalablement constitués, mais bien de devenir sujets d’une connaissance philosophique spécifique. En s’appuyant notamment sur l’œuvre de Montesquieu, Marivaux, Diderot et Rousseau, on tentera d’indiquer en quoi certaines fictions permettent, par leurs moyens propres, de déplacer certaines limites de la connaissance philosophique et de donner accès à des zones du savoir dont il n’existe (pour des raisons diverses) pas d’autres modes d’expression.

 Présentation du conférencier :

 Christophe Martin est professeur de littérature française à l’université de Paris-Sorbonne. Spécialiste du XVIIIe siècle, et en particulier de Fontenelle, Marivaux, Montesquieu, Diderot et Rousseau, ses recherches portent principalement sur les liens entre fiction, anthropologie et philosophie au XVIIIe siècle (Espaces du féminin dans le roman français du XVIIIe siècle, SVEC, Voltaire Foundation, 2004 ; « Éducations négatives ». Fictions d’expérimentation pédagogique au XVIIIe siècle, Garnier, 2010 ; La Religieuse de Diderot, Gallimard, 2010 ; Mémoires d’une inconnue. Étude de La Vie de Marianne de Marivaux, PURH, 2014). Il a (co)dirigé plusieurs volumes collectifs, parmi lesquels Violences du rococo, PU de Bordeaux, 2012, avec Jacques Berchtold et René Démoris ; Fictions de l’origine (1650-1800), Desjonquères, 2012 ; Les Lettres persanes de Montesquieu, PU Paris-Sorbonne, 2013 ; Rousseau et le spectacle, Paris, Colin, 2014 (avec Jacques Berchtold et Yannick Séité). Il fait partie du comité de direction des Œuvres complètes de Rousseau en cours de publication aux éditions Classiques Garnier.

 

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Présentation du séminaire de travail sur textes : "Pratique du dialogue de la dispute dans les textes médicaux"

 

 

Le séminaire Pratique du dialogue et de la dispute dans les textes médicaux (1450-1650) s’inscrit dans l’axe de recherches commun entre le programme « Formes du savoir de 1400 à 1750 » (Violaine Giacomotto-Charra, Bordeaux III et Pasacal Duris, Bordeaux I) et le projet de recherches « Histoire de la Médecine à la Renaissance » (Jacqueline Vons, CESR), via le réseau des MSH (Tours et Bordeaux).

Le séminaire a pour objectif d’analyser et de comprendre les enjeux de la pratique du dialogue et de la dispute dans le discours scientifique, là où se pose la question de la porosité des frontières entre discours médical et discours littéraire.

Si la présence du dialogue, vrai ou feint, dans les traités médicaux, ne se réduit pas à une survivance des techniques médiévales universitaires, ni à un simple ornement littéraire, il reste à vérifier si le procédé du dialogue a une fonction cognitive dans l’apprentissage de la médecine, voire une valeur heuristique dans l’établissement d’un savoir médical nouveau. Une telle étude rejoint les travaux sur le dialogue humaniste menés par des chercheurs madrilènes et suisses associés au projet.

Le séminaire aura la forme de séances de travail d’une journée, à raison de trois séances par an, alternativement à Tours et à Bordeaux, de 2010 à 2012. Il est ouvert aux étudiants de M2 et à ceux inscrits en thèse. Il aboutira à une publication collective.

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Nouvelle séance du séminaire (séance double)

le vendredi 4 novembre 2011, Tours, CESR :

- 10h-12h : Luc BERGMANS (Tours, CESR) :

"Arnold Geulincx: quelques remarques sur les rapports entre le débat philosophique, la médecine et les arts"

 

- 14h-16h : Guylaine Pineau (Université de Pau) :

"Ambroise Paré, lecteur cirtique de ses confrères".

Analyse de deux enquêtes menées par Ambroise Paré pour tenter de résoudre deux controverses : la question de la nature des "dragonneaux" et celle de l'existence des "licornes".

 

Chaque exposé dure environ 45 minutes et sera suivi d'une discussion avec étude de documents.

 

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Calendrier du séminaire "Pratique du dialogue et de la dispute dans les textes médicaux. 1450-1650"

Séminaire dirigé par Violaine Giacomotto-Charra (Bordeaux 3 - MSHA) et Jacqueline Vons (CESR)

 

- 4 novembre 2011 : séance double

9h 45 : accueil

10h : Luc Bergmans: "Arnold Geulincx: quelques remarques sur les rapports entre le débat philosophique,la médecine et les arts", 10-12 h.

14h : Guylaine Pineau : "Ambroise Paré, lecteur critique de ses confrères", 14-16h

 

- 27 mai 2011 : Magdalena Kozluk (Lodz, Pologne)

"Polémique et conciliation d'après Trois discours de la preparation des medicamens de Claude Dariot (Lyon, pour Antoine de Harsy, 1589)"

Séance de travail sur documents,  Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine, salle 2, 9h30 - 12h30.

 

 

- 28 janvier 2011 : Roberto Poma (Paris Est - Créteil) :

"Débats et controverses médicales sur la force de l'imagination (XVIe-XVIIe siècles)"

Séance de travail sur documents, Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine, salle 2, 13h30 - 16h30.

 

- 5 novembre 2010 : Adeline Gasnier (doctorante, CESR),travail préparé en collaboration avec Mila Maselli :

"Faux dialogue et vraie dispute en médecine : le cas du Laurus Palmaria de Pierre Le Paulmier (1609)".

Séance de travail sur texte, 13h19-17h, Tours, CESR.

 

 

- 23 avril 2010 : journée inaugurale animée par Jean-Paul Pittion (CESR)

- 10h30 - 12h : "La dispute en médecine : les énoncés des thèses de médecine aux dabut des temps modernes"

- 14h - 17h : séance de travail sur documents

 

 

 

 

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