Programmes de recherche MSHA 2011-2015
La construction des jeunes générations en Europe (XIXe-XXIe siècles).
Formes d’organisation et mobilités.
Modélisation(s) et perspectives comparées
(GENERATIO)
« Appel à communication : Etre une fille, être un garçon » ? - 23 octobre 2013
« Les centres de vacances et l’engagement des jeunes » - 6 février 2013
« Les figures de l’engagement des jeunes » - 4 et 5 avril 2013
Appel à communication « Figures de l’engagement des jeunes : continuités et ruptures dans les constructions générationnelles »
Programme du colloque « Etre une fille, être un garçon… » du 17 octobre 2012
« info 7 décembre 2011 groupe Isiat »
Programme du colloque « Etre une fille, être un garçon… » du 13 octobre 2011
« Encart ouvrage Léo Lagrange MSHA »
« colloque activités de pleine nature » du 9 juin 2011
Programme du colloque « activités de pleine nature » du 9 juin 2011
Séminaire de lancement du 16 septembre 2010
Notre approche de « la » jeunesse vise à appréhender un vaste ensemble de formes d’organisations et de mobilités. Elle abordera – et combinera - différentes configurations de mouvements. Mais les formes d’organisation ne signifient pas uniquement les regroupements, elles impliquent aussi les modes d’organisation informelles et les différents types de médiations contribuant à la construction générationnelle et à l’individuation des générations. La littérature avec ses figures de la séduction et ses modèles ainsi que la littérature de la jeunesse en sont l’expression. Par ailleurs d’autres normes d’identification et d’intégration normative procèdent aussi d’une dynamique intragénérationnelle. Les codes vestimentaires, les pratiques alimentaires, relayées par les messages de la société et les média, sont indispensables à l’expression des générations juvéniles, au même titre que les activités culturelles et sportives proprement dites. De même l’accès à certaines formations et l’orientation sont placés au cœur du processus de médiation vers des projets adultes et constituent un puissant facteur de mobilité géographique, générationnelle et, à terme, professionnelle.
La deuxième acception du mouvement correspond aux mobilités. La mobilité est un moyen d’appréhender les formes d’organisation et de médiation au travers des voyages d’études et autres séjours universitaires, d’apprentissage, de loisirs, de vacances, de rassemblements artistiques et culturels, de rendez-vous spirituels, festifs ou insolites, etc. Les nouvelles technologies de la communication et de l’information ouvrent désormais des perspectives inédites de contacts et de liens affinitaires entre jeunes. L’éphémère et la démultiplication le partagent désormais avec le durable et le périodique.
Les mobilités spatiales ou géographiques peuvent se décliner à différentes échelles : locale, nationale et européenne. Les formes sont diverses combinant des flux et courants avec des points de ralliement fixes ou itinérants.
Enfin le renouvellement des mentalités et les changements impulsés par les pouvoirs publics sont susceptibles de faire apparaître des réalités « catégorielles » en surimpression des constructions générationnelles (jeunes handicapés, jeunes issus de l’immigration, jeunes pris en charge par l’institution judiciaire, etc.).
A l’échelle de l’Europe, le processus de construction générationnelle peut être influencé par certaines spécificités, qui expliquent en partie son niveau de complexité : pays anciennement d’accueil à l’échelle des migrations intra-européennes, anciennes puissances coloniales, pays à vocation assimilatrice ou non.
Les groupes, groupements et rassemblements de jeunesse, en tant que formes d’organisation, de médiation et d’expression, seront revisités dans une perspective comparatiste pour dégager des modèles caractéristiques, des transferts de modèles, des influences, des échanges et des interactions, des synchronies ou des asynchronies.